La plupart des étudiants, sinon tous, ont effectué un stage non rémunéré au cours de leurs études. Au lieu de percevoir un salaire, les lycéens et les étudiants sont rémunérés pour leur travail, ce qui leur permet de démarrer leur carrière et d'acquérir une expérience professionnelle précieuse. Cependant, la législation du travail américaine exige généralement que les employeurs rémunèrent leurs employés et stagiaires pour leur travail. Cela signifie-t-il que les stages non rémunérés sont illégaux ? Si non, comment cela pourrait-il être le cas ? Vous trouverez ci-dessous des informations sur les règles relatives aux stages non rémunérés aux États-Unis.
Les stages non rémunérés sont-ils légaux ?
Oui, ces pratiques sont légales, à condition de respecter la législation du ministère du Travail et la loi sur les normes équitables du travail (Fair Labor Standards Act). Un stagiaire non rémunéré n'a droit ni au salaire minimum ni aux heures supplémentaires.
Dans ce cas, comment un employeur peut-il s'assurer qu'un stage non rémunéré est conforme à la loi sur les normes équitables du travail (Fair Labor Standards Act) et/ou au ministère du Travail ?
Conformément à la loi sur les normes équitables du travail (Fair Labor Standards Act), les employés des entreprises à but lucratif doivent être rémunérés pour leur travail ; les stagiaires, en revanche, ne sont pas considérés comme des employés au sens de cette loi et n'ont donc pas droit à une rémunération.
Toutefois, les stages non rémunérés ne sont légaux que si le stagiaire est considéré comme le « bénéficiaire principal » de l'emploi. Cette analyse repose sur le « test du bénéficiaire principal », un critère en sept points détaillé ci-dessous. Si le stagiaire est reconnu comme bénéficiaire principal, le stage est alors légal au regard de la loi sur les normes équitables du travail (Fair Labor Standards Act). Si l'employeur est le bénéficiaire principal, le stagiaire a droit au salaire minimum puisqu'il est considéré comme un salarié au sens de cette loi.
Il convient de noter que la loi sur les normes équitables du travail (Fair Labor Standards Act) prévoit plusieurs exceptions. Si un stagiaire effectue du bénévolat dans le secteur public ou au sein d'une organisation à but non lucratif sans espoir de rémunération, comme au Congrès ou dans la mairie, ce stage non rémunéré est autorisé. Par ailleurs, la loi exclut les personnes qui font du bénévolat auprès d'agences gouvernementales étatiques ou locales, ou auprès de banques alimentaires à but humanitaire. Enfin, si une personne offre librement son temps, sans espoir de rémunération, à des fins religieuses, caritatives, civiques ou humanitaires auprès d'organisations à but non lucratif, elle n'a pas droit au salaire minimum.
Certains États imposent même des conditions supplémentaires pour les stages non rémunérés. Par exemple, à New York, un test additionnel comportant onze critères doit être rempli pour qu'une personne soit considérée comme stagiaire.
Qu’est-ce que le « test du bénéficiaire principal » ?
L'intérêt mutuel pour l'employeur et le stagiaire ne suffit pas à rendre légal un stage non rémunéré. Ce dernier doit être plus avantageux pour le stagiaire que pour l'employeur. Le critère du bénéficiaire principal, une évaluation flexible en sept points définie par le Département du Travail et les tribunaux américains, permet de déterminer si un stagiaire est considéré comme un employé au sens de la loi sur les normes équitables du travail (Fair Labor Standards Act). Ce critère s'applique uniquement aux entreprises à but lucratif et non aux organismes du secteur public ni aux organisations à but non lucratif. Le Département du Travail énumère les sept critères :
- Il est essentiel que le stagiaire et l'employeur comprennent clairement qu'aucune rémunération n'est attendue. Toute promesse de rémunération, expresse ou tacite, laisse entendre que le stagiaire est un salarié, et inversement.
- Dans quelle mesure le stage offre une formation similaire à celle dispensée dans un environnement éducatif, y compris la formation clinique et les autres formations pratiques offertes par les établissements d'enseignement.
- La mesure dans laquelle le stage est lié au programme d'études formel du stagiaire par des cours intégrés ou par l'obtention de crédits universitaires.
- La mesure dans laquelle le stage permet de concilier les obligations académiques du stagiaire avec le calendrier universitaire.
- La durée du stage est limitée à la période pendant laquelle il procure au stagiaire un apprentissage bénéfique.
- Dans quelle mesure le travail du stagiaire complète, plutôt que de remplacer, celui des employés rémunérés, tout en lui apportant des avantages éducatifs significatifs.
- La mesure dans laquelle le stagiaire et l'employeur comprennent que le stage se déroule sans droit à un emploi rémunéré à son terme.
Ces facteurs constituent davantage des lignes directrices que des règles strictes et immuables. Aucun facteur ne prévaut sur les autres, et la qualification d'un stagiaire en tant que salarié dépend des circonstances particulières du stage. Par conséquent, si le test en sept points conclut qu'un stagiaire non rémunéré est effectivement un salarié au sens de la loi sur les normes équitables du travail (Fair Labor Standards Act), il a droit au salaire minimum et aux heures supplémentaires.
Existe-t-il des poursuites judiciaires en cours ou récentes intentées par des stagiaires non rémunérés ?
En raison du caractère potentiellement abusif des stages non rémunérés, de nombreux stagiaires ont réagi en intentant des poursuites contre des entreprises qui auraient profité de leur travail gratuit. En 2013, des stagiaires non rémunérés ont porté plainte contre Warner Music Group, NBCUniversal et Fox Searchlight Pictures, réclamant une compensation pour leur travail et leur production. En 2017, la société de production de Mary-Kate et Ashley Olsen, Dualstar Entertainment Group, LLC, a conclu un accord à l'amiable après avoir été poursuivie collectivement par 185 anciens stagiaires non rémunérés. Ces derniers affirmaient travailler jusqu'à 50 heures par semaine sans aucune rémunération, tout en effectuant les mêmes tâches que leurs collègues rémunérés.