La diffamation se définit comme l'acte de porter atteinte à la réputation ou au caractère d'une autre personne, ce qui se catégorise généralement en calomnie ou en diffamation écrite.
En vertu de l'article 95.11 des Statuts de Floride, le délai pour intenter une action en diffamation court dès la date des propos diffamatoires. Ce délai est relativement strict comparé à celui d'autres États ; il est donc important d'y prêter une attention particulière afin de déposer une plainte dans les temps.
Quels sont des exemples d'actes diffamatoires qui déclenchent le délai de prescription ?
Pour prouver une allégation de diffamation, une personne doit être en mesure de prouver :
- L’accusé a publié ou fait une fausse déclaration ;
- À propos d'un plaignant ;
- À un tiers; et
- La fausseté de cette déclaration a causé un préjudice au plaignant.
La calomnie est une diffamation orale, et la diffamation écrite est une diffamation par écrit.
La diffamation peut prendre différentes formes : mentir sur le restaurant d’autrui, par exemple en affirmant que sa cuisine est infestée d’insectes alors que ce n’est pas le cas, ou répandre des rumeurs sur une personne, comme prétendre qu’elle est atteinte d’une maladie sexuellement transmissible alors que ce n’est pas le cas. La diffamation verbale est souvent plus difficile à prouver que la diffamation écrite, car elle est uniquement orale, ce qui complique la collecte de preuves. Toutefois, si vous disposez d’un ou plusieurs témoins fiables pouvant attester qu’une personne vous a diffamé en propageant des mensonges ou des rumeurs, il est essentiel qu’ils connaissent la date précise à laquelle ils ont entendu les propos diffamatoires de la part du défendeur, afin de déterminer le point de départ du délai de prescription.
Parmi les exemples de diffamation, on peut citer la publication d'un avis sur le site web d'un restaurant affirmant, à tort, avoir été intoxiqué par un plat ; ou encore, l'exemple le plus courant, la diffusion de fausses informations ou de rumeurs sur des célébrités dans les magazines hebdomadaires. La diffamation est plus facile à prouver que la calomnie, car on a généralement accès au texte diffamatoire. De plus, s'il s'agit d'un article publié, il comporte presque toujours une date, ce qui permet de connaître le point de départ du délai de prescription.