La loi sur la transparence des entreprises (CTA) de 2021 exige que chaque entreprise admissible au statut d'entreprise déclarante dépose un rapport, appelé rapport BOI, auprès du Réseau des crimes financiers (FinCEN) du département du Trésor. Ce rapport contient des informations sur chaque bénéficiaire effectif et chaque demandeur d'agrément de l'entreprise. La CTA a été promulguée afin d'accroître la transparence de la propriété des entreprises privées et de contribuer à la prévention et à la lutte contre le blanchiment d'argent, le financement du terrorisme, la fraude fiscale et autres activités illicites.
Quelles sont les entreprises tenues de publier un rapport ?
Toute entreprise sera considérée comme une société déclarante soumise aux obligations de déclaration en vertu de la CTA si elle est soit : (1) une société déclarante nationale, c'est-à-dire une société, une société à responsabilité limitée (SARL) ou une autre entité créée ou formée par le dépôt d'un document auprès d'un secrétaire d'État ou de tout autre organisme de réglementation étatique ou tribal similaire ; soit (2) une société déclarante étrangère, c'est-à-dire une société, une société à responsabilité limitée (SARL) ou une autre entité créée ou formée en vertu des lois d'un pays étranger et enregistrée ou qualifiée pour exercer des activités aux États-Unis par le dépôt d'un document auprès d'un secrétaire d'État ou de tout autre organisme de réglementation étatique ou tribal similaire.
Quelles informations doivent être incluses ?
Si vous êtes une société déclarante, vous devez fournir les informations suivantes : (1) la dénomination sociale et tous les noms fictifs de la société ; (2) l’adresse principale de l’entreprise ; (3) la juridiction de constitution ou d’enregistrement ; et (4) un numéro d’identification unique, tel qu’un numéro d’identification fiscale, un numéro d’identification d’employeur ou un identifiant d’entité juridique.
Un bénéficiaire effectif doit également fournir des informations en vertu de la CTA. Un bénéficiaire effectif est toute personne physique qui, directement ou indirectement par l'intermédiaire d'une ou plusieurs entités : a) exerce un contrôle substantiel sur cette société ; ou b) détient ou contrôle 25 % ou plus des parts sociales de cette société.
Le contrôle substantiel est déterminé si le bénéficiaire effectif (1) occupe un poste de cadre supérieur de la société déclarante ; (2) a le pouvoir de nommer ou de révoquer tout cadre supérieur, ou une majorité ou une minorité dominante du conseil d'administration ; (3) contrôle la direction, la détermination ou la décision de, ou a autrement une influence substantielle sur toute question importante affectant l'activité ou le fonctionnement de la société déclarante ; ou (4) a autrement le pouvoir d'exercer toute autre forme de contrôle substantiel sur la société déclarante.
Toutefois, un bénéficiaire effectif ne peut jamais être : (1) un enfant mineur, mais le rapport BOI de la société déclarante doit inclure les informations relatives au parent ou au tuteur légal de l’enfant ; (2) une personne agissant en tant que mandataire, intermédiaire, dépositaire ou agent pour le compte d’une autre personne ; (3) un employé de la société déclarante agissant uniquement en cette qualité et dont le contrôle substantiel ou les avantages économiques tirés de la société déclarante découlent exclusivement de son statut d’employé ; (4) une personne dont le seul intérêt dans la société déclarante est un intérêt supplémentaire acquis par succession ; ou (5) un créancier de la société déclarante.
Le bénéficiaire effectif doit fournir des informations telles que : (1) son nom légal complet ; (2) sa date de naissance ; (3) son adresse résidentielle actuelle et, pour les demandeurs d'entreprise, leur adresse commerciale actuelle ; et (4) un numéro d'identification unique, par exemple son numéro de sécurité sociale ou son identifiant FinCEN, ainsi qu'une copie numérisée du document d'identification attestant ce numéro.
Quels sont les changements récents à prendre en compte ?
À compter de 2024, toutes les entreprises seront tenues de déclarer au FinCEN des informations relatives à leur actionnariat, leurs bénéficiaires effectifs et leurs adresses. Chaque entreprise devra donc déposer une déclaration auprès du FinCEN. L'avantage est que la base de données contenant ces informations restera confidentielle, garantissant ainsi une meilleure protection de la vie privée tant pour les entreprises que pour leurs propriétaires. Le FinCEN sera toutefois habilité à partager ces informations avec les agences gouvernementales et les institutions financières.
Comment puis-je déposer un rapport auprès du BOI ?
Chaque entreprise déclarante doit, avant le 1er janvier 2024, déposer son rapport initial au BOI avant le 1er janvier 2025. Ou à compter du 1er janvier 2024, chaque société déclarante devra déposer son rapport initial au BOI dans les 30 jours calendaires suivant la première des dates suivantes : (a) la date à laquelle elle reçoit un avis effectif de sa création, de sa formation, de son enregistrement ou de sa qualification ; ou (b) la date à laquelle un secrétaire d'État ou un organisme similaire publie pour la première fois un avis de cette création, formation, enregistrement ou qualification.
Si la société déclarante se rend compte que des informations inexactes ont été fournies, elle doit déposer un rapport BOI mis à jour dans les 30 jours calendaires suivant la date à laquelle elle a pris connaissance, ou a eu des raisons de connaître, de cette inexactitude.
Que se passe-t-il si je ne fais pas de signalement ?
Le non-respect des obligations de déclaration par une entreprise soumise à la CTA peut entraîner des sanctions civiles et pénales. Par exemple, toute personne qui omet de déposer un rapport BOI requis ou qui fournit sciemment, ou tente de fournir, des informations fausses ou trompeuses dans le cadre d'un rapport BOI, notamment une photographie ou un document d'identité falsifié, s'expose à une amende civile de 500 $ par jour tant que l'infraction se poursuit, ainsi qu'à une amende pouvant aller jusqu'à 10 000 $ ou à une peine d'emprisonnement pouvant aller jusqu'à deux ans, voire aux deux.