Qu'est-ce qu'une clause de force majeure dans un contrat ?
Une clause de force majeure est une disposition généralement ajoutée aux contrats afin de protéger les parties de leur responsabilité en cas de catastrophe ou d'événement naturel les empêchant de remplir leurs obligations contractuelles. Parmi les exemples de force majeure figurent des événements imprévisibles et inévitables tels que les guerres, les pandémies, etc. On peut également la définir comme un cas de force majeure, c'est-à-dire un événement dont aucune partie ne peut être tenue responsable.
En règle générale, lorsqu'un tribunal accepte qu'un événement soit couvert par une clause de force majeure, une partie au contrat peut être dispensée de son obligation d'exécution, se voir accorder une prolongation de délai pour l'exécution ou avoir la possibilité de se retirer complètement du contrat.
Que comprend une clause de force majeure ?
Les exigences relatives à une clause de force majeure varient selon les juridictions.
Certaines juridictions exigent que la clause de force majeure décrive explicitement les événements qu'elle couvre, tandis que d'autres peuvent accepter une formulation plus générale. Il est donc conseillé de rédiger les clauses de force majeure de manière précise afin d'inclure les menaces locales susceptibles de se produire dans la juridiction où le contrat est conclu. Ces descriptions explicites des événements sont mieux prises en compte par les tribunaux que les descriptions plus générales.
Que se passe-t-il en l'absence de clause de force majeure ?
En droit commun, l'inclusion d'une clause de force majeure dans un contrat est entièrement volontaire et relève de la décision des parties contractantes. En cas de manquement, chaque partie est responsable de ses propres obligations, sauf si le contrat prévoit une clause d'exonération en cas d'inexécution dans certaines circonstances. La force majeure constitue une telle clause.
En l'absence de clause de force majeure dans un contrat, il reste généralement la possibilité d'invoquer une clause d'« impossibilité d'exécution ». Cette clause est très similaire à une clause de force majeure, car la partie qui l'invoque doit démontrer qu'un événement imprévisible et indépendant de la volonté des parties a rendu impossible l'exécution du contrat. Cependant, les critères de reconnaissance de l'impossibilité d'exécution varient d'un État à l'autre, certains États exigeant une preuve plus solide. Par exemple, la simple démonstration d'une difficulté rencontrée par une partie dans l'exécution de son contrat peut ne pas suffire à établir l'impossibilité d'exécution.
De plus, pour les contrats de vente de marchandises régis par le Code de commerce uniforme (Uniform Commercial Code), l'article 2-615 prévoit la possibilité d'invoquer l'exonération d'exécution. Le Code de commerce uniforme applique le critère de l'« impossibilité pratique » plutôt que celui de l'« impossibilité d'exécution », ce qui peut faciliter l'évitement de l'obligation d'exécution pour certaines parties.
Enfin, si votre contrat porte sur une vente internationale de marchandises, la Convention des Nations Unies sur les contrats de vente internationale de marchandises pourrait s'appliquer.