Le divorce peut être stressant, éprouvant émotionnellement et financièrement, et parfois même source de confusion. Certaines personnes ignorent comment les biens sont partagés lors d'un divorce. Le partage des biens s'effectue selon le principe de la « répartition équitable », même si celle-ci peut parfois paraître inéquitable. Les tribunaux déterminent si un bien est « commun » ou « propre » : les biens communs sont partagés équitablement ; les biens propres ne le sont pas. Ensuite, les tribunaux évaluent la valeur marchande des biens et la répartissent entre les époux. La valeur marchande des biens doit tenir compte de leur plus-value ou de leur moins-value pendant le mariage. La valeur du fonds de commerce est également prise en considération.
Les actifs d'une entreprise sont-ils partagés lors d'un divorce ?
Cela dépend. La juste valeur marchande des maisons, des voitures, des comptes bancaires et même des biens personnels comme les bijoux est plus facile à évaluer que celle des parts d'une entreprise. Par exemple, qu'en est-il si ces parts ont été acquises avant ou pendant le mariage ? Parfois, les actifs de l'entreprise sont partagés lors d'un divorce, parfois non.
Une entreprise est-elle un bien matrimonial ?
En règle générale, si une participation dans une entreprise est acquise pendant le mariage, avec des fonds communs, elle est considérée comme un bien commun et doit être partagée équitablement entre les époux. En revanche, si la participation a été acquise avant le mariage ou avec des fonds propres, elle est considérée comme un bien propre et n'a donc pas à être partagée équitablement. Toutefois, il existe des exceptions à cette règle générale. Le fait qu'une participation ait été acquise avant le mariage n'exonère pas totalement l'époux concerné du partage équitable. C'est notamment le cas lorsque la valeur nette de l'entreprise augmente significativement pendant le mariage.
Les actifs d'une entreprise sont-ils protégés en cas de divorce ?
Tous les types d'entreprises ne sont pas identiques et certaines peuvent être soumises à des règles différentes. Parmi les différents types d'entreprises, on trouve les sociétés (y compris les associations professionnelles), les sociétés de personnes (comme les sociétés en nom collectif et les sociétés en commandite), les sociétés à responsabilité limitée (y compris les sociétés à responsabilité limitée professionnelles), etc. Les SARL sont gérées selon un pacte d'associés. Dans certains cas, les actifs d'une SARL peuvent être protégés contre la prise en compte des biens personnels lors d'une procédure de divorce. En Floride, une association professionnelle peut donner droit à un conjoint à des dividendes de la société, mais sans aucun droit de regard sur sa gestion. Autrement dit, le conjoint n'a pas de droit de vote, mais seulement le droit de percevoir une part des dividendes. Cette situation est déterminée par la notion de « goodwill » (fonds de commerce). Le goodwill correspond à la valeur de l'activité qui excède ses actifs corporels et à la fidélité des clients ou patients, qui sont susceptibles de recommander l'activité indépendamment de la réputation du praticien.