L'exercice illégal du droit vise à protéger le public contre les préjudices causés par des personnes exerçant le droit sans autorisation. En Floride, la Cour suprême a mis en place un programme spécifique appelé « Exercice illégal du droit » (UPL).
Qu’est-ce qui serait considéré comme l’exercice illégal du droit ?
Certaines actions peuvent être considérées comme de l'exercice illégal de la profession d'avocat ; toutefois, cela dépend de la législation de votre État. Voici quelques exemples d'exercice illégal de la profession d'avocat (liste non exhaustive) : (1) établir une relation avocat-client, (2) fournir des conseils juridiques, (3) signer des actes de procédure ou des documents juridiques au nom d'un client, (4) mener des procédures judiciaires devant un tribunal, ou (5) facturer des honoraires pour des services juridiques.
Comment les assistants juridiques peuvent-ils éviter d'exercer illégalement le droit ?
Un assistant juridique peut se retrouver en situation d'exercice illégal de la profession d'avocat en effectuant simplement des tâches qui semblent être des missions administratives courantes. Il peut s'agir, par exemple : (1) d'évaluer les dossiers des clients, (2) d'accepter des affaires, (3) de signer des contrats d'honoraires ou des lettres de mission avec les clients. Ces tâches quotidiennes, en apparence anodines, peuvent conduire un assistant juridique à exercer illégalement la profession d'avocat.
D'autres exemples incluent : (1) la représentation de clients devant les tribunaux, (2) la prise de dépositions et/ou (3) la signature d'actes de procédure et de requêtes. Cependant, certains organismes administratifs fédéraux et étatiques autorisent l'exercice de la profession par des non-juristes ; c'est le cas notamment du Service des impôts (IRS), du Service de l'immigration et de la naturalisation (INS), de l'Administration de la sécurité sociale (SSA) et de l'Office des marques et des brevets des États-Unis (USPTO).
Afin d'éviter de commettre l'exercice illégal du droit en tant que parajuriste, il leur est recommandé de : (1) vérifier le statut de leur État concernant l'exercice illégal du droit, (2) demander à leur association locale de parajuristes, ou (3) demander à leur avocat superviseur.
Toutefois, en règle générale, les parajuristes ne devraient jamais : (1) établir une relation avocat-client, (2) fixer les honoraires juridiques, (3) donner des avis ou des conseils juridiques, (4) représenter des clients devant les tribunaux, et/ou (5) s'engager dans, encourager ou contribuer à quoi que ce soit qui puisse être considéré comme l'exercice illégal du droit.