Les marques et les influenceurs tirent mutuellement profit de multiples manières. L'une d'elles est le partenariat en marketing d'influence.
Avant l'essor des réseaux sociaux, les marques contactaient les artistes et les célébrités pour négocier des contrats, généralement basés sur des clauses standardisées et d'adhésion, qui ressemblaient davantage à une offre à prendre ou à laisser qu'à une véritable négociation. Ces dernières années, les négociations entre influenceurs et marques se sont affinées, les plateformes ayant conféré aux influenceurs un pouvoir de négociation et une influence considérables. Contrairement à leurs prédécesseurs dans les médias traditionnels, ces créateurs ne se contentent pas de produire le contenu : ils le filment, le montent et le diffusent. Ce faisant, ils accomplissent de multiples tâches, habituellement dévolues aux marques et à leurs partenaires de production. Cela représente un gain de temps et une simplification substantiels pour les marques.
Les marques s'associent à des influenceurs pour se connecter à leurs abonnés, leur public cible et leur marché. Réciproquement, les influenceurs ont besoin des marques pour gagner en visibilité, en notoriété et en crédibilité.
Quelles sont les clauses contractuelles auxquelles les influenceurs doivent faire attention lors de la négociation d'un accord marketing ?
Lors des négociations, il est essentiel de prendre en compte la clause relative à l'« Utilisation ou Licence ». Cette clause définit les droits et obligations de l'influenceur concernant le produit ou le service fourni par la marque. Durant les négociations, les marques privilégient un langage général et laissent une grande liberté à l'influenceur quant à l'utilisation du produit. Les influenceurs, quant à eux, préfèrent des conditions plus précises et un cahier des charges plus strict. Ils souhaitent des explications claires sur le mode d'emploi, la durée d'utilisation et une formulation précise qui n'altère pas significativement leur contenu.
Une autre disposition essentielle concerne la section « Approbations et contrôle créatif ». Cette section détermine si l’influenceur ou la marque a le dernier mot sur les initiatives artistiques entreprises par l’influenceur pour promouvoir le produit ou le service. Par exemple, un exercice fréquent de contrôle créatif entre la marque et l’influenceur consiste à négocier les points clés que la marque souhaite que l’influenceur aborde au sujet du produit ou du service.
La clause d'« exclusivité » garantit que l'influenceur collabore exclusivement avec une seule marque pendant une période déterminée, et inversement. Plus l'exclusivité est grande, plus la durée de l'accord peut être longue ou le coût plus élevé. L'influenceur n'est généralement pas autorisé à publier sur la plateforme pour promouvoir un produit ou un service similaire à celui d'un concurrent pendant une certaine période après la publication. Il est essentiel que les marques mentionnent clairement leurs concurrents dans le contrat avec l'influenceur. À défaut, elles s'exposent au risque que l'influenceur utilise leur produit et celui d'un concurrent dans la même publication ou simultanément.
La clause de « Résiliation » précise les conditions de la campagne et les modalités de leur non-respect. Par exemple, si le contrat entre l'influenceur et la marque stipule explicitement que l'influenceur ne peut pas porter de rose le mercredi pendant la campagne, et que l'influenceur en porte un, le contrat est effectivement rompu et cette clause indique si cela entraîne sa résiliation. Le langage employé, le comportement, les décisions prises et les principes moraux sont autant d'éléments qui influencent la résiliation d'un contrat.
Enfin, le dernier point de négociation concerne l'argent, qui, pour certains acteurs influents, pourrait s'avérer crucial. Puisque les deux parties s'engagent contractuellement à tirer profit l'une de l'autre, l'argent joue un rôle essentiel, voire primordial, dans ce processus.