Les actions fantômes, également appelées « actions fictives », permettent aux employeurs de récompenser leurs employés par le biais d'une participation virtuelle au capital. Concrètement, les actions fantômes fonctionnent comme de véritables actions, mais ne confèrent à leurs détenteurs ni participation réelle dans l'entreprise ni les nombreux avantages qui en découlent, tels que le droit de vote. Leur valeur est équivalente à celle des actions réelles et leur cours suit les fluctuations du cours de l'action de l'entreprise.
Quels sont les types d'actions fantômes ?
Il existe deux types d'actions fantômes : celles qui n'ont qu'une plus-value et celles qui ont une valeur totale.
Les actions à plus-value uniquement attribuent à leurs bénéficiaires la différence entre la valeur des actions au moment de leur attribution et leur valeur accrue après une période déterminée. Par exemple, si un employé reçoit 500 actions d'une valeur de 60 $ chacune et doit attendre cinq ans avant de percevoir le versement, période au terme de laquelle les actions valent 80 $ chacune, il recevra 10 000 $. En revanche, les actions à pleine valeur attribuent à leurs bénéficiaires la valeur exacte de l'action au moment du versement. Par exemple, si un employé reçoit 500 actions d'une valeur de 60 $ chacune et doit attendre cinq ans avant de percevoir le versement, période au terme de laquelle les actions valent 80 $ chacune, il recevra 40 000 $.
Pourquoi les entreprises utilisent-elles des actions fantômes ?
Il existe de nombreuses raisons pour lesquelles une entreprise peut choisir d'attribuer des actions virtuelles à ses employés. La raison la plus courante est d'inciter les employés à rester dans l'entreprise et de les motiver à maintenir un haut niveau de performance. Comme les actions virtuelles suivent l'évolution du cours de l'action de l'entreprise, leur attribution encourage les bénéficiaires à accroître la valeur de cette dernière.
De plus, les actions fantômes permettent aux employeurs de récompenser leurs employés par l'attribution de valeur sans diluer le capital social de l'entreprise. Cependant, un inconvénient majeur des actions fantômes est qu'elles ne bénéficient pas du régime des plus-values, ce qui signifie que les employés doivent payer l'impôt sur le revenu habituel. Par ailleurs, si un trop grand nombre d'employés se voient attribuer des actions fantômes, des problèmes de conformité avec la loi ERISA (Employee Retirement Income Security Act) peuvent survenir. Il est donc recommandé aux employeurs souhaitant utiliser les actions fantômes comme forme de rémunération de consulter un avocat spécialisé en droit des affaires, qui pourra les aider à élaborer un plan conforme à la législation et à la réglementation fédérales.