Les valeurs mobilières sont des instruments fongibles et négociables qui possèdent une valeur monétaire. Une valeur mobilière peut représenter une participation dans une société (actions), une créance auprès d'un organisme public ou d'une autre société (obligations de cette dernière), ou encore un droit de propriété (option).
Quels sont des exemples de valeurs mobilières ?
Il existe différents types de titres financiers, tels que : (1) les titres de participation ; (2) les titres de créance ; (3) les titres hybrides ; (4) les titres dérivés ; et (5) les titres adossés à des actifs.
Les titres de participation représentent une part de propriété détenue par les actionnaires dans une entité (société, partenariat ou fiducie), concrétisée sous forme d'actions, qui comprennent des actions ordinaires et des actions privilégiées. Les détenteurs ne perçoivent pas de versements réguliers, hormis les dividendes, mais peuvent réaliser un gain en capital lors de la vente des titres (à condition que leur valeur ait augmenté).
Un titre de créance représente un emprunt qui doit être remboursé, selon des modalités précisant le montant du prêt, le taux d'intérêt et la date d'échéance ou de renouvellement. Les titres de créance comprennent les obligations d'État et d'entreprises, les certificats de dépôt (CD) et les titres adossés à des créances (tels que les CDO et les CMO). Ils confèrent généralement à leur détenteur le droit au versement régulier d'intérêts et au remboursement du capital (indépendamment de la performance de l'émetteur), ainsi qu'à tout autre droit contractuel stipulé (à l'exception du droit de vote).
Les titres hybrides combinent certaines caractéristiques des titres de créance et des titres de participation. Parmi les exemples de titres hybrides, on peut citer les bons de souscription d'actions (options émises par la société elle-même qui donnent aux actionnaires le droit d'acheter des actions dans un délai déterminé et à un prix spécifique), les obligations convertibles (obligations qui peuvent être converties en actions ordinaires de la société émettrice) et les actions de préférence (actions de la société dont le versement d'intérêts, de dividendes ou d'autres rendements de capital peut être prioritaire par rapport à celui des autres actionnaires).
Un dérivé est un type de contrat financier dont le prix est déterminé par la valeur d'un actif sous-jacent, tel qu'une action, une obligation ou une matière première. Parmi les dérivés les plus couramment négociés figurent les options d'achat (calls), qui prennent de la valeur si l'actif sous-jacent s'apprécie, et les options de vente (puts), qui prennent de la valeur lorsque l'actif sous-jacent se déprécie.
Un titre adossé à des actifs représente une partie d'un vaste panier d'actifs similaires, tels que des prêts, des contrats de location, des dettes de cartes de crédit, des hypothèques ou tout autre actif générant des revenus. Au fil du temps, les flux de trésorerie provenant de ces actifs sont mutualisés et distribués entre les différents investisseurs.
Comment les valeurs mobilières sont-elles réglementées ?
Aux États-Unis, les valeurs mobilières sont réglementées par la Securities and Exchange Commission (SEC). Au sein de la SEC, d'autres organismes gouvernementaux exercent des fonctions de réglementation, tels que les organismes d'autoréglementation (OAR), la National Association of Securities Dealers (NASD) et la Financial Industry Regulatory Authority (FINRA).
Que sont les titres résiduels ?
Les titres résiduels sont une forme de titres convertibles ; les titres convertibles peuvent être convertis en une autre forme, généralement celle d'actions ordinaires. Une obligation convertible, par exemple, est un titre résiduel car elle permet à son détenteur de la convertir en actions ordinaires. Les actions privilégiées peuvent également être convertibles. Les entreprises peuvent émettre des titres résiduels pour attirer des capitaux d'investissement lorsque la concurrence pour les financements est forte.
Lorsqu'un titre résiduel est converti ou exercé, le nombre d'actions ordinaires en circulation augmente. Cela peut diluer le nombre total d'actions et, par conséquent, leur valeur. La dilution affecte également les indicateurs financiers, tels que le bénéfice par action, car les bénéfices de l'entreprise doivent être divisés par un plus grand nombre d'actions.