Après la rupture d'un contrat de travail, il est fréquent qu'un employé demande à son employeur le paiement des salaires impayés. Cependant, la loi floridienne n'impose aucun délai précis à l'employeur pour effectuer ce paiement. Si vous êtes salarié et que des salaires vous sont encore dus, plusieurs options s'offrent à vous pour les réclamer auprès de votre employeur actuel ou précédent.
Si votre réclamation pour salaires impayés est portée devant les tribunaux, ces derniers fixeront un délai raisonnable pour le paiement par l'employeur. Chaque situation étant unique, ce délai est généralement de deux semaines. Il est important de noter que si le différend avec votre employeur porte sur le montant dû ou sur la réalisation du travail, ce dernier pourra invoquer ces points pour se défendre.
Que faire si je n'ai pas de preuve de ce que j'étais censé recevoir comme salaire ?
Si vous avez signé un contrat avec un employeur décrivant les exigences du poste et la rémunération, ou si vous avez accepté verbalement de travailler pour lui, vous étiez « sous contrat ». En vertu du droit du travail floridien, et selon la validité du contrat, vous pourrez faire valoir vos droits relatifs aux termes de celui-ci. Il est fréquent de consulter un avocat pour déterminer la validité du contrat.
Si toutefois le contrat est invalide ou s'il n'a jamais existé, vous aurez néanmoins droit au paiement promis. En l'absence d'accord écrit précisant les modalités de rémunération, il vous faudra alors obtenir les justificatifs du montant total des salaires qui vous sont dus.
Quelles actions légales puis-je entreprendre ?
Si vous souhaitez engager une action en justice, trois options s'offrent à vous. La première consiste à déposer une plainte pour vol de salaire. Ces lois permettent aux employés de porter plainte lorsque leur employeur retient illégalement leur salaire. Certains comtés de Floride ont adopté des ordonnances accordant à l'employeur un délai de 14 jours calendaires à compter de la date d'exécution du travail pour payer l'employé. À défaut, une procédure de recouvrement est prévue pour permettre aux employés d'obtenir leur salaire.
La seconde option consiste à déposer une plainte auprès du ministère du Travail. Lorsqu'un employeur ne paie pas ses employés pour le travail effectué au cours d'une semaine donnée, il enfreint la législation relative au report de paiement et/ou au salaire minimum de l'État. Si vous, en tant qu'employé, déposez une plainte auprès du ministère du Travail, celui-ci ouvrira une enquête qui pourrait aboutir au versement des salaires impayés s'il est établi qu'il y a eu violation du droit fédéral.
La troisième option consiste à intenter une action en justice. Si le salarié engage une procédure judiciaire pour recouvrer les salaires impayés et obtient gain de cause, l'employeur peut être condamné à verser non seulement les salaires dus, mais parfois même le double des dommages et intérêts, ainsi que les honoraires d'avocat et les frais de justice. Le délai de prescription pour ce type d'action est de quatre ans. Vous auriez droit au remboursement des sommes qui vous sont dues et pourriez même obtenir davantage si vous avez subi un préjudice plus important, à condition d'agir dans ce délai de quatre ans.