Que devient un bail après une saisie immobilière ?
En Floride, que se passe-t-il si un locataire loue un logement et que le créancier hypothécaire (une banque, par exemple) saisit le bien ? Le locataire est-il autorisé à rester dans les lieux ? Son bail est-il résilié suite à la saisie ? Qu'en est-il si le locataire est une personne de bonne foi, ignorant tout de l'existence de l'hypothèque ?
De manière générale, deux préoccupations se dégagent dans ce domaine :
- (1) lorsque le locataire a conclu le bail avant L'hypothèque a été constituée sur la propriété
- (2) lorsque le locataire a conclu le bail après L'hypothèque a été contractée.
Un bail conclu avant L'inscription de l'hypothèque prime la constitution de celle-ci. Autrement dit, une hypothèque ultérieure ou une saisie immobilière n'a aucun effet sur le bail. L'acquéreur lors d'une saisie immobilière acquiert le bien « sous réserve » du bail. Cela signifie que son intérêt est grevé par le bail du locataire, même si celui-ci n'a pas été dûment enregistré. Par conséquent, une saisie immobilière ne constitue pas un motif d'expulsion d'un locataire tant que le bail a été conclu avant l'inscription de l'hypothèque sur le bien.
Combien de temps ai-je pour quitter les lieux après une saisie immobilière ?
Ce domaine du droit floridien se complexifie si le bail a été conclu dans après L'hypothèque a été constituée. La première question est de déterminer si le créancier hypothécaire – généralement la banque – souhaite résilier le bail du locataire ou lui permettre de rester dans les lieux. Si le créancier hypothécaire opte pour la première solution, le bail et le droit d'occupation du locataire peuvent être résiliés par la procédure de saisie immobilière. Le créancier hypothécaire doit néanmoins respecter les délais de préavis (généralement 90 jours). Dans ce cas, la seule option du locataire est de retarder l'expulsion, ce qu'il peut faire pendant quelques mois.