L'article 1361 du Code des impôts internes (Internal Revenue Code) exige qu'une société de type S (S-Corporation) respecte les restrictions suivantes pour être qualifiée et traitée comme telle. Les conditions requises pour l'impôt fédéral sont les suivantes : (1) l'entreprise doit être une société de droit américain (constituée aux États-Unis) ; (2) elle ne peut pas compter plus de 100 actionnaires ; (3) tous les propriétaires doivent être des personnes physiques, une fiducie, une succession ou un organisme exonéré d'impôt en vertu des articles 401(a), 501(c) ou 501(c)(3) du Code des impôts américains ; (4) aucun des propriétaires ne peut être un étranger non-résident ; et (5) l'entreprise ne doit avoir qu'une seule catégorie d'actions.
Que se passe-t-il si les actionnaires d'une société S reçoivent une distribution inégale ?
Concernant les sociétés de type S qui ne détiennent qu'une seule catégorie d'actions, la règle générale est que les distributions aux actionnaires doivent être proportionnelles à la participation de chaque actionnaire. Ainsi, une société est considérée comme n'ayant qu'une seule catégorie d'actions si toutes ses actions en circulation confèrent des droits identiques aux produits de distribution et de liquidation. Quant à la question de savoir si une société de type S peut effectuer des distributions à certains actionnaires de manière disproportionnée à leur participation, la réponse est simple : cela n'est pas autorisé. Il existe cependant une exception appelée « décalage temporel ».
Cette exception ne s'applique toutefois qu'aux cas suivants : (1) Une société de type S compte deux actionnaires à parts égales, X et Y, chacun ayant droit à une distribution égale. La société verse 100,000 100,000 $ à X au cours de l'exercice actuel, mais ne verse la même somme à Y qu'un an plus tard. À moins que ce décalage temporel n'ait été prévu par une convention contraignante relative à la distribution ou au produit de la liquidation, il n'est pas considéré comme une différence de droits entre actionnaires. Ce simple décalage n'entraîne pas la qualification de la société comme ayant plus d'une catégorie d'actions. (2) Autre exemple : les distributions inégales effectuées par erreur. Si une société effectue des distributions à certains actionnaires et pas à d'autres en raison d'une mauvaise interprétation de la réglementation, l'exception s'applique dès lors qu'il est établi qu'il n'existait initialement qu'une seule catégorie d'actions. (3) Enfin, lorsqu'une société effectue des distributions disproportionnées à ses actionnaires entre 2011 et 2014 afin de les aider à s'acquitter de leur impôt sur les bénéfices générés par la société elle-même, mais commence à effectuer des distributions proportionnelles en 2015, cette situation peut relever de l'exception. La société devra alors, au cours des années suivantes, égaliser ses distributions afin de compenser celles effectuées entre 2011 et 2014.
Le principe est de corriger la situation et d'égaliser les distributions une fois l'erreur constatée. Ceci, toutefois, à condition que les distributions disproportionnées ne soient pas effectuées en vertu d'un contrat, d'une convention d'actionnaires ou de tout autre document contraignant qui suggérerait que les actionnaires disposent de droits différents sur les distributions de la société S.
Quelles sont les sanctions en cas de répartition inégale dans une société de type S ?
Si une société de type S continue de distribuer ses bénéfices de manière inégale à ses actionnaires, elle risque de perdre son statut de société de type S et d'être requalifiée en société de type C aux yeux de l'administration fiscale américaine (IRS). Dans ce cas, elle sera imposée au taux d'imposition des sociétés de 21 %. De plus, elle ne sera plus considérée comme une entité transparente fiscalement et devra s'acquitter de l'impôt sur les sociétés ainsi que de toute distribution effectuée aux actionnaires.