Quels biens sont inclus dans une succession et lesquels ne le sont pas ?
Un patrimoine comprend les biens que vous possédez au moment de votre décès ou de votre incapacité. Ces biens peuvent aller d'une maison ou d'autres biens immobiliers à des effets personnels, tels que des bijoux et des livres. La plupart des biens font partie du patrimoine d'une personne. Cependant, certains biens sont considérés comme des biens successoraux, tandis que d'autres n'y sont pas soumis. La procédure successorale est le processus qui suit le décès ou l'incapacité d'une personne ; ses biens sont alors bloqués jusqu'à la validation du testament, le règlement des dettes restantes et l'identification des bénéficiaires. La procédure successorale peut être longue et éprouvante, surtout après une période aussi difficile. Les biens non successoraux permettent d'éviter cette procédure longue et coûteuse et sont transmis directement aux héritiers du défunt. Par exemple, un bien détenu en copropriété ou en indivision est considéré comme un bien non successoral. De plus, les biens détenus dans des fiducies, les comptes de retraite, les contrats d'assurance-vie dont les bénéficiaires ne sont pas le défunt, ainsi que les comptes bancaires ou de courtage détenus en copropriété ou avec des bénéficiaires désignés au décès, sont tous considérés comme des biens non successoraux.
Un testament permet-il d'éviter la procédure d'homologation ?
En résumé, non, un testament n'évite pas la procédure de succession. Si une personne décède en laissant un testament, cette procédure est nécessaire pour appliquer ses dispositions. Toutefois, une procédure de succession peut également être engagée en l'absence de testament. Juridiquement, on parle alors de décès « ab intestat ». Décéder ab intestat retarde la distribution des biens et oblige l'État dans lequel vous résidiez à décider de la répartition. Cela est regrettable car vous pourriez ne pas être satisfait de la décision de votre État. De plus, si la succession ne relève ni de la dévolution sans administration ni de l'administration simplifiée, une procédure de succession sera probablement requise. Enfin, en Floride, même en présence d'un testament, le tribunal peut être amené à vérifier sa validité et sa conformité à la loi.
Comment éviter les frais de succession ?
Comme mentionné précédemment, la procédure de succession peut être extrêmement stressante. Dès lors, si vous pouvez prendre des mesures pour l'éviter, pourquoi s'en priver ? L'une des solutions consiste à ne posséder aucun bien immobilier, mais plutôt à le confier à une fiducie entre vifs. Le fiduciaire de la fiducie sera alors « propriétaire » des biens détenus par celle-ci, ce qui signifie qu'il pourra contrôler les actifs de la fiducie comme s'il en était le propriétaire direct.
Comme les fiducies permettent généralement d'éviter la procédure d'homologation, les bénéficiaires peuvent recevoir les actifs de la fiducie beaucoup plus rapidement que par testament. De plus, certaines fiducies contribuent à réduire les droits de succession et d'autres frais, tels que les frais de justice. En Floride, il existe différents types de fiducies : les fiducies révocables et les fiducies irrévocables. Concrètement, les fiducies révocables peuvent être modifiées à tout moment, tandis que les fiducies irrévocables ne peuvent plus être modifiées après leur constitution.