Qu'est-ce que le cybersquattage ?
Le cybersquattage, ou accaparement de noms de domaine, consiste à enregistrer, à commercialiser ou à utiliser un nom de domaine identique ou similaire à une marque déposée, dans le but de tirer profit de la notoriété de cette marque. Ce faisant, les cybersquatteurs empêchent toute vente du nom de domaine. Par ailleurs, certains individus pratiquant le cybersquattage achètent des noms de domaine associés à des entreprises existantes afin de les leur revendre ensuite à un prix exorbitant. Conformément à l'article 1125(d) du titre 15 du Code des États-Unis (15 USC § 1125(d)), cet acte est illégal et interdit par la loi fédérale.
Comment savoir si quelqu'un pratique le cybersquattage ?
Le cybersquattage se manifeste le plus souvent lorsque des cybersquatteurs tentent de contacter des marques ou des entreprises pour lesquelles ils savent que leurs noms de domaine seraient précieux. Après avoir contacté ces entreprises et démontré l'importance du domaine pour elles, le cybersquatteur leur propose de le vendre à un prix exorbitant. Dans d'autres cas, des cybersquatteurs profitent d'un domaine identique à un domaine existant, mais se terminant par .ca ou .au au lieu de .com. Cela touche particulièrement les entreprises qui envisagent une expansion internationale et souhaitent acquérir des domaines supplémentaires. Si vous avez été confronté à une telle situation, c'est un signal d'alarme indiquant que quelqu'un a acheté le domaine dans le but de vous escroquer.
S'attaquer à un cybersquatteur
La première étape consiste à déterminer si ce nom de domaine indisponible vaut la peine d'être réservé. Essayez différentes variantes : par exemple, si votre entreprise s'appelle « AutoMart », essayez une extension en .net ou .co plutôt qu'en .com. Vous pouvez également envisager d'ajouter un mot à votre nom de domaine, comme « TheAutoMart » ou « 1-800AutoMart ». Si une variante de votre nom d'entreprise est disponible dans un autre domaine, vous gagnerez un temps précieux et vous éviterez bien des tracas. Cela est également avantageux pour les entreprises qui n'ont pas encore immatriculé leur société et qui disposent de peu de recours légaux contre un cybersquatteur.
Quels sont mes droits légaux contre un cybersquatteur ?
Consulter un avocat spécialisé en propriété intellectuelle vous permettra de déterminer si vous disposez de droits légaux suffisants contre l'autre utilisateur. En effet, si votre avocat constate que vous avez des droits légaux contre la personne qui utilise illégalement votre nom de domaine, il rédigera et enverra une mise en demeure exigeant que le cybersquatteur renonce à ses droits sur le domaine. Ces personnes peuvent se montrer difficiles à gérer et se montrer insensibles aux demandes des entreprises qui les sollicitent pour récupérer leur domaine. Toutefois, l'envoi d'une mise en demeure peut constituer un bon point de départ pour identifier le type de cybersquatteur auquel vous avez affaire.
Les marques et les entreprises doivent impérativement s'enregistrer auprès de l'Office américain des brevets et des marques (USPTO). L'USPTO est une base de données fédérale recensant toutes les marques officiellement enregistrées aux États-Unis. Contrairement à un enregistrement auprès d'un État, l'USPTO vous offre de nombreux droits contre toute tentative de contrefaçon à l'échelle nationale. L'enregistrement au niveau d'un État, quant à lui, ne vous protège que contre les actes de contrefaçon commis dans cet État. Si votre marque est enregistrée dans la base de données fédérale, vous pouvez déposer une plainte auprès de l'Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI). Vous devrez alors prouver certains éléments, notamment que vous détenez les droits de propriété sur le nom de marque. De plus, les titulaires de marques déposées sont autorisés à engager des poursuites judiciaires contre les cybersquatteurs en vertu de la loi américaine sur la protection des consommateurs contre le cybersquattage (ACPA).