La réponse courte est : « Cela dépend. » C’est la première question qu’on nous pose lorsqu’il s’agit d’une succession, et c’est généralement la plus difficile à répondre car de nombreux facteurs doivent être pris en compte :
1. La succession doit-elle payer des impôts ?
Si la succession est soumise à l'impôt fédéral sur les successions, la clôture de la succession par le tribunal ne peut intervenir tant que cet impôt n'est pas acquitté et que l'administration fiscale (IRS) n'a pas émis d'attestation de clôture confirmant l'absence de toute autre obligation fiscale. L'obtention de cette attestation peut prendre entre six et huit mois après le dépôt de la déclaration de revenus.
2. Quels types de biens composent la succession ?
Certains actifs sont relativement faciles à administrer, comme un compte bancaire ou un bien immobilier. En revanche, lorsqu'il s'agit de comptes de courtage, d'actions, d'obligations ou d'entreprises, la situation se complexifie, car chaque type d'actif est soumis à des règles spécifiques en matière de succession. Par ailleurs, certains actifs particuliers, tels que les véhicules, les bijoux, les œuvres d'art ou les objets de collection, nécessitent des expertises ou des évaluations spécifiques.
3. Combien y a-t-il de bénéficiaires ?
D'un point de vue logistique, plus le nombre de parties impliquées est élevé, plus la gestion des documents (envoi et réception) est complexe. Prenons l'exemple d'une succession comptant 7 à 10 bénéficiaires (en attente de signatures, etc.) : le volume de documents à faire circuler est bien supérieur à celui d'une succession avec seulement 2 ou 3 bénéficiaires.
4. Les bénéficiaires s'entendent-ils bien ?
Il est souvent difficile de parvenir à un consensus sur presque tous les sujets, notamment en matière de successions. Certains héritiers font appel à leurs propres avocats pour défendre leurs intérêts et superviser la procédure. Or, ces avocats peuvent avoir des opinions divergentes de celles de l'exécuteur testamentaire, ce qui peut engendrer des désaccords et des retards dans l'administration de la succession.
5. Dans quel délai le tribunal examinera-t-il l'affaire ?
Nul n'ignore que le système judiciaire actuel est surchargé, en sous-effectif et sous-financé. Les restrictions budgétaires, les fermetures de tribunaux et l'accumulation des dossiers en attente ont souvent un impact sur la rapidité avec laquelle les tribunaux peuvent traiter les affaires. Fréquemment, des documents manquants ou des formulaires incorrects contribuent aux retards, car ces erreurs doivent être corrigées avant que la procédure puisse se poursuivre.
6. La succession a-t-elle des créanciers ?
En Floride, la loi exige généralement la publication d'un avis aux créanciers dès l'ouverture d'une succession. Les créanciers disposent d'un délai obligatoire de trois mois pour faire valoir leurs créances avant que celles-ci ne soient prescrites. Les créanciers connus de la succession peuvent toutefois déposer leurs créances même après ce délai. Le règlement de toute créance est une condition préalable à la clôture de la succession. Par conséquent, si la succession compte plusieurs créanciers, le processus peut prendre du temps : identification des créances, vérification de leur exactitude et organisation du paiement.
La procédure de succession peut être longue et complexe. Les avocats expérimentés d'EPGD Trusts & Estates vous accompagnent pour qu'elle se déroule le plus facilement possible. Contactez-nous au (786) 837-6787 pour une consultation et découvrez comment nous pouvons vous aider. Nous prenons en charge les questions d'administration successorale dans tout l'État de Floride.
*Avertissement : Cet article de blog ne constitue pas un avis juridique. Nous vous recommandons fortement de consulter un avocat si vous avez des questions d’ordre juridique. Le fait de nous contacter via notre site web n’établit pas de relation avocat-client.*