Quels sont les droits des personnes concernées par le traitement des données ?
Les personnes (c’est-à-dire les « personnes concernées ») bénéficient de plusieurs droits concernant leurs données personnelles, notamment :
- Droit à l’information – sur la collecte et l’utilisation de leurs données personnelles ;
- Droit d’accès – à leurs données personnelles ;
- Droit de rectification – les personnes concernées peuvent demander aux responsables du traitement des données d’effacer ou de rectifier les données inexactes ou incomplètes ;
- Droit à l’effacement – les personnes concernées ont le droit de demander aux organisations d’effacer leurs données personnelles si : les données ont été traitées illégalement ; l’organisation n’a plus besoin des données pour la finalité initiale (et n’a pas de nouvelle finalité légitime) ; l’organisation s’appuie sur le consentement pour le traitement des données et la personne concernée le retire ;
- Droit à la limitation du traitement – les personnes peuvent demander aux organisations de limiter le traitement de leurs données personnelles si, par exemple : elles estiment que leurs données ne sont pas exactes (les organisations doivent cesser le traitement jusqu’à ce qu’elles vérifient l’exactitude des données) ; ou si le traitement est illicite mais que la personne ne souhaite pas que les données soient effacées ;
- Droit à la portabilité des données ;
- Droit d'opposition au traitement ;
- Droits relatifs à la prise de décision automatisée et au profilage.
Comment les organisations peuvent-elles se conformer au RGPD ?
La conformité au RGPD commence par une cartographie des données, un diagramme de flux décrivant les informations collectées, leur lieu de stockage, leurs destinataires et toutes les autres étapes jusqu'à leur destruction ou leur restitution. Les organisations doivent élaborer une feuille de route de conformité identifiant les actions spécifiques nécessaires pour atteindre ou améliorer leur conformité au RGPD, en s'appuyant sur les dispositions qui l'exigent. Il est important de rappeler que la conformité est un processus continu, et non un projet ponctuel. Les organisations doivent mettre en place des systèmes et responsabiliser leurs équipes afin de garantir une conformité permanente au RGPD. Cela implique le développement et la mise en œuvre de mécanismes de gouvernance, opérationnels et technologiques au sein des organisations.
Quels sont les risques liés à la non-conformité au RGPD ?
Voici quelques-uns des risques associés au non-respect des règles :
- Conséquences en matière de relations publiques ;
- Perte de clientèle ;
- Amendes et pénalités; et
- Recours collectifs.
Les répercussions en matière de relations publiques peuvent exposer une organisation à une couverture médiatique relative à une faille de sécurité au sein de celle-ci, ce qui entraînera probablement une baisse de la confiance du public et une perte de clientèle.
La perte de relations commerciales peut survenir avec d'autres entreprises et organisations avec lesquelles une organisation pourrait collaborer et qui sont soumises aux obligations de conformité au RGPD – comme par exemple les sous-traitants qui peuvent être tenus de s'y conformer. Ces tiers pourraient ne plus faire affaire avec votre organisation, car ils sont tenus de travailler exclusivement avec des entreprises conformes au RGPD.
Des amendes et des sanctions, appelées amendes réglementaires, peuvent être infligées en cas de non-conformité, pouvant atteindre 4 % du chiffre d'affaires mondial annuel. À titre d'exemple, British Airways a été condamnée à une amende de 229 millions de dollars et Marriott Hotels à une amende de 123 millions de dollars pour des violations du RGPD.
Des recours collectifs peuvent être intentés par les clients dont les données personnelles ont été compromises.
Qui est chargé de faire respecter le RGPD ?
Le Bureau du commissaire à l'information de l'UE (ICO) est chargé de faire appliquer le RGPD.