Les entreprises à but lucratif ont pour principal objectif de maximiser les revenus et la rentabilité pour leurs propriétaires ou actionnaires. À l'inverse, les organisations à but non lucratif (OBNL) sont des entités juridiques créées et gérées principalement pour accomplir une mission spécifique ou servir l'intérêt collectif, public ou social. Tout excédent de revenus des OBNL est réinvesti dans leurs programmes et services plutôt que distribué à leurs propriétaires ou actionnaires.
Statut fiscal
En vertu de l'article 501(c)(3) du Code des impôts internes (Internal Revenue Code), les organismes sans but lucratif (OSBL) sont généralement exonérés d'impôt fédéral sur le revenu pour les dons et autres revenus liés à leur mission. Autrement dit, les OSBL peuvent généralement fournir leurs services d'intérêt public sans reverser une partie de leurs bénéfices à l'État. À l'inverse, les entreprises à but lucratif ne bénéficient d'aucune exonération fiscale et sont soumises aux impôts fédéraux, étatiques et locaux sur leurs revenus.
Une organisation à but non lucratif peut-elle posséder une organisation à but lucratif ?
Bien que les organismes sans but lucratif (OSBL) et les entreprises à but lucratif aient des motivations, des objectifs et des régimes fiscaux différents, ainsi qu'une flexibilité globale distincte, un OSBL peut légalement posséder une entreprise à but lucratif. Cela se fait généralement par la création d'une filiale à but lucratif, telle qu'une société de type C. Dans certaines circonstances, la possession d'une entreprise à but lucratif par un OSBL peut s'avérer stratégiquement avantageuse. Cette participation est souvent mise en place pour générer des revenus supplémentaires afin de soutenir la mission caritative de l'OSBL ou d'optimiser les ressources de l'entreprise à but lucratif. L'OSBL et l'entreprise à but lucratif doivent toutes deux respecter scrupuleusement les cadres juridiques et réglementaires applicables et démontrer leur conformité.
L'organisme sans but lucratif doit s'assurer que sa filiale à but lucratif ne compromet pas son statut d'exonération fiscale en vertu de la législation fiscale fédérale. Bien qu'un organisme sans but lucratif puisse exercer certaines activités lucratives, celles-ci doivent être conformes à sa mission et ne pas en occulter l'objet. Les revenus provenant d'activités commerciales sans lien avec la mission peuvent être soumis à… Impôt sur les revenus d'activités non liées (UBIT). Afin de préserver la clarté et de protéger le statut d'exonération fiscale de l'association à but non lucratif, celle-ci et l'entreprise à but lucratif doivent fonctionner comme des entités juridiques distinctes.
La filiale à but lucratif doit fonctionner de manière indépendante, avec des conseils d'administration et des réunions distincts, afin de garantir le respect de la réglementation fiscale. Les transactions financières entre l'association et la filiale à but lucratif doivent être réalisées à des conditions normales de marché afin d'éviter les conflits d'intérêts et d'assurer la transparence. Autrement dit, les transactions doivent être effectuées comme si les entités étaient indépendantes, en respectant les taux et conditions du marché.
En devenant propriétaire d'une entreprise à but lucratif, une organisation à but non lucratif peut étendre ses activités, guidées par sa mission, à des entreprises commerciales en accord avec ses objectifs. Cette entreprise à but lucratif peut lui apporter la stabilité financière et les ressources nécessaires à son expansion, notamment en matière d'expertise et de technologie.