L'ordonnance de saisie-arrêt, un terme apparemment familier dont on entend parler de manière informelle, généralement à propos d'expériences vécues par d'anciens employés. Pourtant, elle entraîne des répercussions importantes, comme la responsabilité pour le recouvrement des dettes, dont les employeurs doivent être conscients.
Pour commencer, il est important de comprendre ce qu'est une saisie-arrêt. Il s'agit d'une ordonnance émise par le tribunal (à la demande du « débiteur saisissant ») qui confère un droit de rétention sur les biens personnels d'un débiteur, lesquels biens sont en possession d'un tiers, généralement son employeur (le « tiers saisi »). En d'autres termes, le tribunal ordonne le recouvrement de la dette par le biais de vos revenus disponibles, par exemple votre salaire.
Donc, en tant qu'employeur, vous recevez un avis de saisie-arrêt. Quelle est la procédure à suivre ?
Tout d'abord, l'employeur est tenu de répondre au tiers saisi dans les 20 jours suivant la signification de l'ordonnance. (La réponse peut être apportée par un employé ou un mandataire autorisé de l'entreprise.) La réponse doit notamment préciser : A. si le tiers saisi est redevable d'une somme d'argent envers le débiteur au moment de la réponse, de la signification de l'ordonnance ou à tout moment ultérieur. B. le montant de la somme due et la nature des biens meubles corporels et incorporels du débiteur que l'employeur détient ou contrôle. C. si l'employeur a connaissance d'une autre personne redevable envers le débiteur ou susceptible de détenir ou de contrôler des biens du débiteur.
Il existe également le facteur du « doute de bonne foi ». Si l'employeur a un doute réel quant au motif de l'ordonnance de saisie-arrêt, il peut y répondre et retenir jusqu'à deux fois la somme réclamée par le créancier jusqu'à ce que le doute soit levé. Dans ce cas, l'employeur n'est pas responsable envers le débiteur du montant retenu.
Note : La loi sur la protection du crédit à la consommation (CCPA) protège les salaires des employés contre les saisies sur salaire à hauteur de 25 % de leurs revenus ou de 30 fois le salaire minimum fédéral en vigueur (le montant le moins élevé étant retenu). Elle interdit également à un employeur de licencier ou de sanctionner un employé lors de sa première saisie sur salaire.
« Que se passe-t-il si un employeur ne répond pas à un avis de saisie-arrêt ? »
Si l'employeur ne répond pas comme demandé, un jugement par défaut sera rendu à son encontre. Autrement dit, Vous serez tenu responsable du montant dû. Ne faites pas ça, les enfants.
« Mais que se passera-t-il si cela engendre des frais ? »
Si la procédure de réponse engendre des frais, le tribunal peut allouer 100 $ à l'employeur pour couvrir les honoraires d'avocat s'il se fait représenter. Dans le cas où la demande serait rejetée ou qu'un jugement serait rendu contre le créancier saisissant, l'employeur serait dégagé de toute responsabilité et pourrait même obtenir le remboursement de ses frais.
Note : Les tribunaux de Floride autorisent l'employeur à prélever jusqu'à 5 $ sur le salaire du débiteur pour se rembourser ses frais administratifs.
En conclusion, si vous recevez un avis de saisie-arrêt et que vous ne savez pas comment réagir, nous vous recommandons vivement de consulter un avocat en qui vous avez confiance pour vous accompagner tout au long de la procédure. Votre responsabilité pourrait être engagée si vous ne répondez pas dans les délais ou si vous fournissez une réponse incorrecte. Si vous souhaitez parler à l'un de nos avocats expérimentés, vous pouvez nous contacter par courriel ou par téléphone au (786) 837-6787 ou par courriel à info@epgdlaw.com.
*Avertissement : Cet article de blog ne constitue pas un avis juridique. Nous vous recommandons fortement de consulter un avocat si vous avez des questions d’ordre juridique. Le fait de nous contacter via notre site web n’établit pas de relation avocat-client.*