Qu'est-ce que la loi Lanham ?
La loi Lanham sur les marques est une loi fédérale qui régit tous les aspects liés aux marques. Elle encadre notamment les procédures de dépôt et de modification des marques, définit la contrefaçon et prévoit des recours en cas d'infraction. La loi Lanham vise principalement à protéger le titulaire d'une marque contre le vol ou l'utilisation non autorisée de celle-ci. Elle protège les titulaires de marques en définissant les procédures judiciaires permettant d'obtenir des dommages et intérêts en cas de contrefaçon ou de production de copies non autorisées de la marque.
Comment le tribunal détermine-t-il les dommages-intérêts en cas de contrefaçon de marque ?
Si un tribunal constate une contrefaçon de marque, la loi Lanham offre un recours à la personne physique ou morale dont la marque a été utilisée. Cette loi permet à la partie lésée de recouvrer : (1) les profits réalisés par le défendeur grâce à l’utilisation de la marque ; (2) le préjudice subi par le titulaire légitime de la marque du fait de cette utilisation illicite ; et (3) les frais de justice. Le tribunal facilite la tâche de la partie lésée en exigeant simplement qu’elle prouve que le défendeur a réalisé un profit grâce à l’utilisation de la marque, puis en exigeant de ce dernier qu’il conteste le montant avancé. Si la contrefaçon est particulièrement flagrante ou choquante, le tribunal peut accorder à la partie lésée le triple du montant du préjudice. Par exemple, si la partie lésée a subi une perte de revenus d’un million de dollars et que la contrefaçon était manifeste, le tribunal pourrait condamner le contrevenant à verser trois millions de dollars. Dans des cas exceptionnels, le tribunal peut également accorder à la partie gagnante le remboursement de ses frais d’avocat.
Dommages-intérêts triplés supplémentaires pour utilisation d'une marque contrefaite
La loi Lanham autorise les tribunaux à accorder des dommages-intérêts supplémentaires si la partie fautive a créé une marque identique ou pratiquement identique à celle de la partie lésée. Dans ce cas, le tribunal accorde automatiquement trois fois le montant des dommages-intérêts ou des bénéfices, ainsi que le remboursement des frais d'avocat raisonnables.
Dommages-intérêts légaux pour utilisation d'une marque contrefaite
À tout moment de la procédure, la partie lésée peut choisir de percevoir des dommages-intérêts forfaitaires pour la violation subie, plutôt que d'attendre que le tribunal les calcule. Généralement, la partie lésée opte pour cette solution lorsque le montant des dommages-intérêts est difficile à évaluer. Dans ces cas, la loi Lanham précise le montant qui sera accordé à la partie lésée. Si la partie fautive est reconnue coupable d'avoir utilisé une marque contrefaite pour vendre des biens ou des services, elle sera tenue de verser à la partie lésée « un montant compris entre 1 000 $ et 200 000 $ par marque contrefaite et par type de biens ou de services vendus, proposés à la vente ou distribués, selon ce que le tribunal jugera équitable ». De plus, la loi autorise le tribunal à accorder des dommages-intérêts légaux plus élevés si l'utilisation de la marque était flagrante et malveillante, et lui permet d'accorder « un montant maximal de 2 000 000 $ par marque contrefaite et par type de biens ou de services vendus, proposés à la vente ou distribués, selon ce que le tribunal jugera équitable ». Le tribunal dispose d'un pouvoir discrétionnaire pour fixer le montant des dommages-intérêts dans cette fourchette et se fonde généralement sur les circonstances de l'abus. Il examinera notamment si l'utilisation était accidentelle, la valeur de la marque, le préjudice subi par la partie lésée et le gain réalisé par la partie fautive. Bien que la loi ne précise pas si la partie lésée a droit au remboursement de ses frais d'avocat en sus des dommages-intérêts légaux, la jurisprudence a établi un précédent raisonnable selon lequel les frais d'avocat sont également accordés en cas de mauvaise foi de la part de la partie fautive.