« Je peux faire valoir mes droits sans avoir à l’enregistrer » : cette affirmation est inexacte. Cette méthode, dite « règle du pauvre », consiste à envoyer par la poste une copie, par exemple, d’une composition pour guitare enregistrée sur un disque, sans ouvrir l’enveloppe. Le timbre postal atteste alors de la date de création de l’œuvre. En cas de litige entre deux ou plusieurs personnes concernant la paternité de l’œuvre, le timbre postal authentifie le destinataire et la date.
Il est vrai que cette méthode authentifie une date et son destinataire, mais elle ne permet pas d'acquérir des droits ni d'enregistrer des œuvres. Elle ne satisfait pas non plus à l'exigence d'enregistrement de l'œuvre pour faire valoir ses droits en justice. L'enregistrement de l'œuvre auprès du Bureau du droit d'auteur des États-Unis (« Office du droit d'auteur ») est une condition préalable à toute action en contrefaçon. Autrement dit, pour saisir un tribunal et demander réparation (dommages-intérêts, injonction, etc.), l'œuvre doit être enregistrée auprès du Bureau du droit d'auteur.
Quels sont les avantages de l'enregistrement d'un droit d'auteur ?
L'enregistrement présente certains avantages : l'inscription au registre officiel de la Bibliothèque du Congrès et le droit de demander des recours légaux et le remboursement des frais d'avocat. Une fois délivré, le certificat d'enregistrement constitue une preuve prima facie de l'auteur et de la validité du droit.
Comment puis-je déposer mon œuvre pour qu'elle soit protégée par le droit d'auteur ?
Pour déposer une œuvre, vous pouvez vous adresser à l'Office du droit d'auteur, remplir le formulaire de demande, payer les frais correspondants et envoyer un exemplaire de l'œuvre. Vous pouvez effectuer la demande et le paiement en ligne via son portail. L'examen effectué par les agents de l'Office du droit d'auteur est moins rigoureux que celui appliqué aux marques et aux brevets. Il se limite généralement à la vérification des erreurs de forme et à la présence de contenu non enregistrable. La valeur artistique des œuvres n'est en aucun cas évaluée.
Un document soumis à examen peut être considéré comme non enregistrable pour plusieurs raisons, notamment : son appartenance au domaine public ; la présence, en tout ou en partie, d’une œuvre enregistrée ; ou l’impossibilité d’acquérir un droit d’auteur (comme les inventions, les formules et les procédés).