Lors de la rédaction et de l'exécution d'un testament, notamment si vous ou les membres de votre famille êtes âgés ou souffrez de troubles cognitifs, il est essentiel de connaître les capacités requises pour la validité de ce testament. Cet article explore les nuances entre capacité diminuée et capacité testamentaire, en particulier au regard du droit floridien, et explique leur importance pour la planification successorale.
Qu’est-ce que la capacité diminuée ?
L'expression « capacité diminuée » désigne un état dans lequel les facultés mentales d'une personne sont considérablement altérées, sans pour autant qu'elle soit totalement incapable. Dans le cadre de la planification successorale, la capacité diminuée concerne un client qui n'est plus en mesure de gérer ses affaires, qu'elles soient financières ou juridiques. Bien souvent, les personnes dont la capacité est diminuée sont plus vulnérables à l'influence (abusive) de personnes mal intentionnées.
C'est pourquoi la plupart des textes bien rédigés Fiducies vivantes, par exemple, peut inclure un clause de « capacité diminuée »Cette clause permet à un administrateur successeur de prendre en charge la gestion des actifs du trust du vivant du constituant (la personne qui a créé le trust), mais de son incapacité à les gérer correctement. L'élaboration d'un plan d'incapacité solide peut contribuer à atténuer les risques liés à une capacité réduite. Ces plans comprennent généralement un procuration durable, qui confère à une personne de confiance le pouvoir de gérer les affaires financières, juridiques et médicales au nom de la personne dont la capacité est diminuée.
Qu’est-ce que la capacité testamentaire ?
Bien qu'une capacité diminuée puisse invalider un contrat classique, une personne dont la capacité est diminuée peut néanmoins être en mesure de rédiger ou de modifier un testament, à condition qu'elle possède la « capacité testamentaire ». La plupart des États exigent généralement un âge minimum de 18 ans et une capacité mentale, ce qui implique une «esprit sain » au moment de l'exécutionÊtre de esprit sain En vertu de la loi floridienne, le testateur doit savoir quel est l'objet du testament, ce qu'il possède, ce qu'il veut faire de ses biens et à qui il veut les léguer.
Si vous ne l'avez pas encore remarqué, le critère de capacité testamentaire est en réalité assez peu exigeant. En effet, une personne peut ne pas avoir la capacité mentale de prendre des décisions au quotidien, tout en conservant une lucidité suffisante (même momentanée) pour rédiger un testament valable. Ce type de situation conduit souvent à des contestations de testament où l'incapacité testamentaire et l'abus de faiblesse sont presque toujours invoqués conjointement. Cela s'explique par le fait que si la capacité d'un testateur est diminuée, il est beaucoup plus vulnérable à l'abus de faiblesse. Or, pour déterminer la capacité testamentaire, il suffit que le testateur comprenne, au moment de la rédaction du testament :même si ce n'est que pour une période éphémère—c’est l’importance de rédiger un testament, l’étendue de leurs biens et l’identité de leurs héritiers.
Testateurs souffrant de déclin cognitif
Un testateur dont la capacité est diminuée en raison de La maladie d'Alzheimer ou une autre forme de démence La personne atteinte de la maladie peut conserver sa capacité testamentaire pendant les premiers stades ou durant un « intervalle de lucidité » (ou période de clarté). Cette période temporaire de lucidité est généralement suffisante pour rédiger un testament valide, étant donné toutes les autres exigences sont remplies.
Ces périodes de lucidité peuvent se manifester par des échanges rationnels entre le testateur et ses avocats, ainsi que par une bonne compréhension de son patrimoine et de sa structure familiale. Il est essentiel que les avocats recueillent ces informations. preuve de capacité testamentaire Afin de limiter les risques de contestation de testament, un avocat doit s'abstenir de toute intervention d'un testateur, s'il estime que ce dernier est incapable de tester. Il peut toutefois mettre en œuvre des mesures de protection, telles qu'une évaluation de la capacité par un médecin ou un enregistrement vidéo de la signature, pour garantir cette capacité.
Contestation des testaments et des successions
Après le décès du testateur, les membres de la famille peuvent contester un testament lors de la procédure de succession, en invoquant l'incapacité testamentaire. Une fois la procédure de succession engagée, les juges examinent les preuves de l'incapacité testamentaire en se basant sur les critères précédemment évoqués. S'il est prouvé que le testateur était incapable de tester et n'était pas lucide au moment de la rédaction du testament, celui-ci est déclaré nul et les biens sont dévolus selon les règles de la succession légale ou, le cas échéant, selon celles d'un testament antérieur valide.
Bien qu'il existe une présomption de capacité testamentaire, les contestataires peuvent apporter la preuve que le testateur n'avait pas la capacité mentale requise au moment de la rédaction du testament. Cette preuve repose souvent sur des éléments attestant d'une déficience cognitive, tels que des témoignages de témoins, d'avocats, de médecins et de psychologues, ainsi que des dossiers médicaux, qui peuvent s'avérer très convaincants pour établir l'incapacité. Plus la preuve est récente et proche de la date de rédaction du testament, plus elle est probante.