Oui. Déposer une demande de faillite peut être avantageux si votre maison fait l'objet d'une procédure de saisie. Dans ce cas, la faillite peut vous aider à gérer vos dettes et à rattraper vos paiements en retard.
Il existe deux manières différentes de déclarer faillite. La première est la procédure de faillite en vertu du Chapitre 7. Cette procédure est la plus simple. Dans le cadre d'une faillite en vertu du Chapitre 7, un administrateur judiciaire est désigné. Il saisit une partie de vos biens et les distribue aux créanciers ayant déposé une réclamation. Cependant, l'administrateur ne saisit pas la totalité de vos biens ; une liste de biens insaisissables est établie et ne peut être distribuée. L'objectif est de permettre au débiteur de disposer de ressources suffisantes pour repartir à zéro, sans dettes. La procédure de faillite en vertu du Chapitre 7 interdit toute action en recouvrement contre le débiteur ou ses biens ; c'est ce qu'on appelle la suspension automatique des poursuites. Lorsque cette suspension est en vigueur, les créanciers ne peuvent ni poursuivre les actions en justice ni exiger de paiement du débiteur. Elle empêche également le recouvrement des créances, les expulsions et les saisies.
Dans le cadre d'une procédure de faillite en vertu du chapitre 13, le débiteur soumet un plan de réorganisation. Ce plan protège ses biens contre toute saisie. Il indique au tribunal comment il compte rembourser ses dettes. Un particulier ne peut avoir plus de 394 725 $ d'encours de cartes de crédit ou de prêts personnels, ni plus de 1 184 200 $ d'encours de prêts hypothécaires et de prêts automobiles. Une procédure de faillite en vertu du chapitre 13 suspend les procédures de saisie immobilière et le paiement des autres dettes.
Une faillite peut-elle empêcher une saisie immobilière ?
Oui. Une procédure de faillite en vertu du chapitre 7 ou du chapitre 13 peut permettre de suspendre temporairement une saisie immobilière. Dans le cadre d'une procédure en vertu du chapitre 7, une suspension automatique des poursuites empêche toute action en justice intentée contre le débiteur avant son entrée en vigueur. Cette suspension automatique interrompt la procédure de saisie, permettant ainsi au débiteur de régler ses arriérés de paiement hypothécaires. Toutefois, même après la levée de la suspension automatique, le débiteur doit continuer à effectuer ses paiements hypothécaires réguliers, sous peine de perdre son logement.
De plus, une procédure de faillite en vertu du chapitre 13 permet à un débiteur de régler ses dettes en souffrance pendant trois à cinq ans. Durant cette période, le débiteur doit également continuer à effectuer ses paiements hypothécaires réguliers et rattraper tout retard de paiement. Cependant, si le débiteur cesse tout paiement pendant le plan de réorganisation, un créancier peut saisir le bien immobilier.