Face à la pandémie de coronavirus qui touche le monde entier, de nombreux employés pourraient envisager de rester chez eux ces prochaines semaines, alors que le virus se propage aux États-Unis.
Chômage en Floride
En Floride, les allocations chômage ont été rebaptisées « aide au retour à l'emploi » et sont gérées par le Département des opportunités économiques. Pour y prétendre, un travailleur doit prouver que ses revenus antérieurs atteignent certains seuils, qu'il est involontairement au chômage et qu'il est apte au travail, disponible et qu'il recherche activement un emploi.
Être sans emploi « sans faute de sa part » signifie avoir été licencié ou avoir perdu son emploi suite à une réduction d'effectifs ou une restructuration. En cas de licenciement, le salarié peut percevoir des allocations de réemploi, sauf si ce licenciement est dû à une faute grave. Les salariés licenciés pour insuffisance professionnelle, inefficacité ou négligence restent généralement éligibles à ces allocations. En cas de démission, le salarié n'a pas droit aux allocations de réemploi, sauf motif valable de démission lié au travail, à une maladie ou à un handicap.
Le réemploi et le coronavirus
Ces mêmes employés qui se demandent s'ils peuvent rester chez eux s'interrogent également sur le risque de licenciement pour cette raison. Ils se demandent aussi s'ils pourront prétendre à des allocations de chômage à ce moment-là.
Si vous êtes licencié en Floride pour absence injustifiée au travail dans ces circonstances, il est peu probable que ce licenciement soit considéré comme une faute de votre part. Une faute est un acte intentionnel qui témoigne d'un mépris délibéré des intérêts de l'employeur. Ainsi, être licencié pour absence injustifiée par crainte du virus ne constitue pas une faute de ce type, et l'employé peut vraisemblablement prétendre à une indemnisation pour non-paiement.
Dans le même ordre d'idées, si un employé démissionne parce que son employeur l'oblige à travailler, il peut prétendre à des allocations de chômage en Floride. Démissionner par crainte d'être infecté sera probablement considéré comme un motif valable permettant à l'employé de bénéficier des allocations chômage.