La réponse est simple : oui, sauf si l'organisme respecte scrupuleusement les protocoles établis par l'Internal Revenue Service (IRS). Plusieurs moyens permettent aux organismes sans but lucratif américains de transférer des fonds à des organisations étrangères. Toutefois, ces organismes s'exposent à des risques, notamment celui de perdre leur statut d'exonération fiscale. Pour conserver son statut d'organisme exonéré en vertu de l'article 501(c)(3), il doit être organisé et fonctionner exclusivement à des fins d'intérêt général. Le non-respect de l'un ou l'autre de ces critères peut entraîner la perte de l'exonération fiscale. Si une part non négligeable des activités de l'organisme ne contribue pas à la réalisation de ses objectifs d'intérêt général, il perd son statut d'organisme exonéré d'impôt.
Contrôle et discrétion des fonds transmis
La maîtrise de l'utilisation des fonds est essentielle pour bénéficier de l'exonération fiscale. Concrètement, pour démontrer ce contrôle, il est indispensable de disposer d'une documentation adéquate, d'une vérification rigoureuse de l'utilisation caritative des fonds et d'un examen juridique approprié. Il est également possible de prélever une commission raisonnable, généralement de 5 à 10 %, sur les dons versés par des donateurs étrangers. Ceci atteste d'un contrôle tangible de la part de l'organisme donateur et prouve qu'il n'agit pas comme un simple intermédiaire. Lorsqu'une organisation nationale transfère des fonds à une organisation étrangère sans connaître précisément leur destination, ce manque de latitude et de contrôle peut compromettre les avantages de l'exonération fiscale, même lorsque les fonds sont présentés comme destinés à des « fins humanitaires ». De même, une association caritative ou une église américaine risque de perdre son statut d'organisme exonéré d'impôt en vertu de l'article 501(c)(3) si elle autorise, par exemple, le transfert direct de fonds détenus aux États-Unis à des ressortissants américains ou à des organisations non gouvernementales étrangères sans déclaration ni autorisation. autoriser l'octroi de fonds à des bénéficiaires individuels sans justificatif démontrant que l'organisme caritatif américain a utilisé des critères fondés sur ses objectifs d'exemption pour sélectionner le bénéficiaire, ou permettre aux donateurs d'affecter leurs dons à un ressortissant étranger qui n'a pas encore été agréé/sélectionné. par l'organisme de bienfaisance américain pour recevoir des fonds ministériels, et pour laisser ces fonds transiter sans aucun autre contrôle prouvé à des fins exonérées.