Le Commission électorale fédérale (FEC) La Commission électorale fédérale (FEC) réglemente et applique la législation américaine sur le financement des campagnes électorales, mais n'a pas édicté de règles spécifiques concernant le soutien des influenceurs aux campagnes ou candidats politiques. Actuellement, la FTC est le principal organisme de supervision des campagnes et contenus des influenceurs. La FTC exige que les influenceurs respectent les règles de transparence lorsqu'ils publient du contenu rémunéré, et ces exigences s'appliquent également aux prises de position politiques sur les réseaux sociaux. Cependant, au-delà de ces obligations de transparence, les prises de position rémunérées des influenceurs pour les campagnes politiques ne sont pas soumises à la réglementation directe de la FEC. Par conséquent, ce domaine demeure une zone grise juridique que le Congrès n'a pas encore tranchée.
Comment les campagnes politiques utilisent-elles actuellement les influenceurs ?
Les campagnes politiques font de plus en plus appel aux influenceurs pour toucher un plus grand nombre d'électeurs, ciblant notamment la génération Z et les communautés non anglophones, deux groupes essentiels dans les élections serrées. Ces groupes jouent un rôle crucial dans l'issue des scrutins disputés. Les Américains passent en moyenne deux heures par jour sur les réseaux sociaux et consomment une quantité importante de contenu créé par les influenceurs.
Les influenceurs connaissent leur public et savent communiquer avec lui de manière persuasive ; leurs abonnés font confiance à leurs opinions. Recourir aux influenceurs pour diffuser les messages d'une campagne est également une solution plus rentable pour toucher un large public et susciter un fort engagement. De plus, utiliser des influenceurs pour promouvoir les messages d'une campagne permet de contourner les interdictions de publicité politique sur les réseaux sociaux tels que Twitter, TikTok et Instagram.
Les déclarations de la Commission électorale fédérale (FEC) ont révélé que la campagne de Harris a versé 1.9 million de dollars à Village Marketing Agency, une agence spécialisée dans le recrutement d'influenceurs. Par ailleurs, en 2020, la campagne de Trump a déboursé 2.3 millions de dollars auprès de Legendary Campaigns, exclusivement pour des opérations de marketing d'influence. Ce type de marketing ne se limite pas aux élections présidentielles ; il intervient également lors des élections étatiques et législatives. La campagne de Robert F. Kennedy Jr., par exemple, a dépensé plus de 350 000 dollars en promotions d'influenceurs via Dysrupt LLC.
Quelle est la controverse actuelle concernant la rémunération des influenceurs pour la promotion de campagnes ?
Si les campagnes ont tiré profit des partenariats avec les influenceurs, certaines critiques ont émergé. Ces derniers ont bénéficié d'un traitement de faveur lors d'événements de campagne, suscitant l'inquiétude des journalistes et reporters qui estiment que cela nuit à leur crédibilité professionnelle. Les critiques mettent également en garde contre le risque de désinformation lié à l'absence de réglementation des contenus des influenceurs.
Les partisans du recours aux influenceurs affirment que cette stratégie permet aux campagnes d'atteindre un public plus large et plus diversifié, notamment celui qui est moins enclin à utiliser les médias traditionnels. Les influenceurs offrent un accès à l'information sur les campagnes à des groupes qui pourraient autrement être négligés, contribuant ainsi à démocratiser la diffusion des messages politiques.